Test 007 First Light
Bond rempile pour 1 nouvelle mission voici mon test 007 First Light
007 First Light : Le costume de l’espion est-il enfin à la bonne taille ?
Le permis de tuer est de retour, et j’ai passé les derniers jours à étrenner mon tout nouveau matricule 007. Après des années de vaches maigres pour les fans de James Bond — disons-le franchement, la saga n’a pas décroché la lune sur console depuis l’époque bénie de GoldenEye 007 sur Nintendo 64 —, 007 First Light débarque avec la lourde tâche de redorer le blason du MI6. Mélangeant infiltration et action pure, cet opus est-il le messie attendu ? Réponse dans ce test.
Transparence avant de passer au débriefing : Ce test a été réalisé sur une version physique Xbox Series achetée dans le commerce avec mes propres deniers. Aucun code éditeur à l’horizon, vous lisez donc un avis totalement libre et indépendant.
Genèse d’une icône : direction les origines
Oubliez le smoking impeccable et le flegme légendaire des débuts de film : 007 First Light s’intéresse à la jeunesse de Bond, bien avant qu’il ne devienne l’espion d’élite que l’on connaît. On commence l’aventure dans les rangers d’un simple soldat envoyé au front, pour ensuite suivre sa formation au sein des services secrets.
Côté dépaysement, le cahier des charges est rempli. Le jeu nous fait voir du pays :
Islande
Malte
Mauritanie
Vietnam
Royaume-Uni
Slovaquie
L’objectif principal ? Traquer un ancien agent de l’agence (le matricule 009) tout en enchaînant protection de VIP et collecte de renseignements. Aux commandes, les danois d’IO Interactive (les papas de la trilogie Hitman) prouvent qu’ils respectent le matériau d’origine. Ambiance sonore, mise en scène, écriture et figures imposées (les fameuses Bond girls) : l’immersion dans la mythologie cinématographique est une franche réussite.
Un cocktail façonné par des influences majeures
Pour s’en sortir sur le terrain, James peut compter sur une panoplie technologique plutôt fun. Entre les lentilles connectées pour hacker à distance, les fléchettes qui rendent les cibles malades et les flèches explosives ou aveuglantes, les approches tactiques ne manquent pas. IO Interactive a su injecter de la créativité dans ses objectifs de mission.
Manette en main, le rythme lorgne très clairement du côté d’un Uncharted. On grimpe partout, on enchaîne les glissades, les combats au corps à corps et les fusillades nerveuses au milieu de séquences scriptées ultra-spectaculaires. Voir le gameplay d’un Hitman copuler avec le sens du grand spectacle de Naughty Dog est un pur plaisir pour l’amateur d’action.
Pour venir à bout de la campagne en ligne droite, comptez entre 13 et 15 heures. La rejouabilité est solide grâce aux multiples manières d’aborder chaque zone, et les trois modes de difficulté permettent de moduler l’expérience à sa guise.
Technique : la course à l’optimisation
Si la direction artistique flatte la rétine (les panoramas du Vietnam donnent de sérieuses envies de décollage immédiat), l’expérience varie selon votre machine :
Sur Xbox Series X et PS5 : Le jeu propose les classiques modes Qualité et Performance. Orientez vous sans hésiter vers le mode Performance pour profiter des 60 images par seconde, indispensables pour le dynamisme des combats.
Sur Xbox Series S : Il faudra se contenter de 30 images par seconde.
Sur PC : C’est ici, avec une config moderne, que le titre brille de mille feux. C’est la version supérieure par excellence.
À l’avenir : Une mouture spécifiquement optimisée est déjà sur les rails pour la Nintendo Switch 2.
Les failles du MI6 : ce qui fâche
Tout n’est pas parfait dans le rapport de mission. Le point noir le plus flagrant concerne l’intelligence artificielle, tout simplement aux abonnés absents. Cacher les corps ne sert à rien, et si vous déclenchez une alerte, il suffit de courir quelques mètres pour que les gardes oublient votre existence.
On pestera aussi sur une finition console parfois perfectible (fonds d’écrans flous, saccades dans les moments les plus chargés et un crash net durant une cinématique). Le milieu de l’aventure souffre également d’un petit ventre mou avec des gunfights qui se répètent un peu trop. Enfin, carton rouge pour l’absence de doublage en français : il faudra composer avec la VOSTFR.
Le Verdict : On valide ou on recalibre ?
007 First Light réussit son pari et sort enfin l’espion britannique du placard. Même si l’on sent qu’on est face à un projet “Double A” très solide plutôt qu’à un Triple A capable de terrasser techniquement les cadors du secteur, IO Interactive rend une excellente copie. Si vous cherchez un savant mélange entre infiltration fine et blockbusters à grand spectacle, vous passerez un super moment. La relève est assurée, et j’attends la suite de pied ferme.







