Test de Screamer sur PS5
Voici le test de Screamer! Que vaut le jeu de course arcade de Milestone?
Sorti le 26 mars dernier sur PC, Xbox Series et PS5, Screamer débarque en ce mois d’avril pour bousculer les codes du jeu de course arcade. Après avoir essoré le bitume et usé la gomme de notre version physique (merci à Plaion pour l’envoi), nous avons enfin rendu notre verdict. Alors, plaisir immédiat ou sortie de route ?
Une direction artistique qui flatte la rétine
Dès les premières secondes, le titre de Milestone frappe fort : le choix du cel-shading offre un rendu typé anime/manga absolument superbe. On pense immédiatement au culte Auto Modellista de Capcom. Que ce soit sous les néons nocturnes d’une mégalopole ou sous une pluie battante aux reflets saisissants, la fluidité ne flanche jamais. Visuellement, c’est une claque technique qui redonne ses lettres de noblesse à l’arcade 3D.
Un gameplay exigeant qui demande du doigté
Ne vous fiez pas à son look coloré : Screamer est un jeu exigeant, presque punitif. Ici, point de conduite traditionnelle : le stick droit est dédié au drift, une configuration déroutante qui nécessite un temps d’adaptation certain. Le titre est un mélange explosif entre la nervosité d’un Burnout et la technicité d’un Wipeout. Entre la gestion du boost, le bouclier et l’Overdrive (sorte d’invincibilité à la Mario Kart), les réflexes sont mis à rude épreuve.
Le conseil de la rédaction : Pour vos premiers tours de piste, n’ayez aucune honte à activer les aides à la conduite et à baisser la difficulté dans les paramètres. L’IA est actuellement “cheatée”, se montrant impitoyable même en mode facile. On espère un patch correctif rapide de la part des développeurs.
Un mode Tournoi surprenant de profondeur
La grande force de ce Screamer, c’est son mode scénarisé. Loin d’être un simple enchaînement de courses, il nous plonge dans une guerre de clans de pilotes captivante. Entre cinématiques animées et enjeux dramatiques (gloire vs vengeance), l’immersion est totale. C’est également le meilleur moyen d’apprendre les mécaniques de jeu via des défis variés : éliminations, duels, checkpoints ou top 3.
Multijoueur et contenu : Le plein de sensations
Côté contenu, Milestone ne se moque pas du monde :
Multijoueur robuste : Des sessions en ligne fluides, sans doute portées par un cross-platform efficace. C’est le chaos, c’est fun, c’est l’essence même de l’arcade.
Convivialité : Mention spéciale pour le mode écran scindé, une fonctionnalité trop souvent oubliée de nos jours, parfaite pour des soirées entre amis.
Customisation : Un garage complet et un mode galerie viennent étoffer une durée de vie déjà solide grâce aux modes Arcade classiques.
Quelques ombres au tableau
Tout n’est pas parfait pour autant. L’interface (HUD) est particulièrement encombrée : les notifications polluent l’écran et nuisent parfois à la lisibilité de l’action. De plus, le mappage des touches original risque de rebuter les néophytes si ces derniers ne prennent pas le temps de passer par la case “personnalisation”. Enfin, l’ambiance sonore, bien que rythmée, souffre de boucles musicales un peu répétitives malgré l’originalité des voix multi-langues.
L’avis de la rédaction : 15/20
Malgré un démarrage laborieux dû à une difficulté initiale corsée et une IA aux fraises, Screamer finit par séduire. Une fois le gameplay dompté, on découvre un titre généreux, visuellement époustouflant et doté d’une véritable âme grâce à son mode histoire. Un indispensable pour les fans d’arcade en manque de sensations fortes sur PS5, en attendant que Milestone vienne peaufiner l’équilibrage via quelques mises à jour.
Les + :
Une direction artistique “Anime” de toute beauté.
Le mode Tournoi, scénarisé avec soin.
Le mode écran scindé en local.
Sensations de vitesse et fluidité irréprochables.
Les - :
Une IA beaucoup trop agressive (pour l’instant).
Un HUD (interface) trop envahissant.
Une prise en main initiale déroutante.







