Test de Starfox
Et voici mon test de Starfox!
Star Fox sur Switch 2 : Un voyage rétro au décollage immédiat, mais un peu court ?
Le rattrapage d’un classique
C’est le propre des sessions de rattrapage : combler les manques de notre enfance. N’ayant pas possédé de Nintendo 64 à la grande époque, le mythique Lylat Wars et son célèbre pilote Fox McCloud m’étaient jusqu’ici inconnus. C’est donc avec une curiosité non dissimulée que je me suis lancé dans ce remake sur Nintendo Switch 2. Un timing d’ailleurs habile de la part de l’éditeur, surfant sur le caméo surprise du renard de l’espace dans le second film d’animation Super Mario.
Côté pitch, pas de surprise : le docteur Andross menace la galaxie depuis la planète Venom, et c’est à l’équipe Star Fox de faire le ménage. Un scénario ultra-classique, voire cliché, qui sert avant tout de prétexte à l’action.
Une mise en forme moderne qui respecte le matériau d’origine
Amateur de rail shooters et de science-fiction, j’ai plié la campagne solo en une seule soirée. Le chrono est sans appel : entre 1h et 1h30 pour en voir le bout. C’est court, très court, même si l’expérience s’avère particulièrement plaisante.
La vraie bonne idée de Nintendo réside dans l’intégration de cinématiques inédites et scénarisées. Elles apportent un vrai liant entre les missions et mettent superbement en valeur la modélisation de l’équipe. Autre excellent point : le jeu intègre un doublage intégral en français, ce qui renforce l’immersion.
Visuellement, le titre profite de la puissance de la Switch 2. Que ce soit sur un écran de salon en 4K ou en mode portable, l’image est propre et la fluidité reste irréprochable. C’est le cahier des charges minimum pour un genre qui demande autant de réflexes. Pour autant, ne vous attendez pas à une démonstration technique majeure : le rendu reste sage et souffre de la comparaison avec d’autres grosses productions spatiales actuelles, comme les derniers projets Star Wars.
Gameplay rigide et innovations timides
Manette en main, force est de constater que le gameplay est resté très ancré dans les années 90. Le stick droit est totalement ignoré, laissant le stick gauche gérer l’intégralité des déplacements du vaisseau. Les commandes restent basiques (tir, bombes, boost, frein et loopings). Si cette rigidité old-school surprend au départ, le tutoriel initial permet heureusement de vite retrouver ses automatismes pour devenir un pilote émérite.
Pour compenser la brièveté de la campagne, Nintendo mise sur la rejouabilité : embranchements secrets, modes de difficulté supérieurs, quête du high score et un mode “Défis” plutôt corsé viennent gonfler l’intérêt global.
En revanche, la tentative d’introduire de la coopération locale asymétrique s’avère être un échec ergonomique. Proposer à un second joueur de viser à la souris pendant que le premier pilote est une bonne idée sur le papier, mais en pratique, l’exercice s’avère fatigant, imprécis et globalement peu amusant. Une copie à revoir d’urgence.
Un multijoueur hors du temps
Le constat est tout aussi mitigé pour le mode multijoueur en ligne et local (compatible Gameshare avec une seule cartouche). Cet affrontement en 4 contre 4 opposant la team Star Fox à l’équipe Star Wolf passe à côté de son sujet. L’équilibrage est à revoir, le système incitant à privilégier l’élimination pure et simple des adversaires au détriment des objectifs de mission. De plus, la lisibilité laisse à désirer : les vaisseaux semblent minuscules à l’écran et le rythme global manque cruellement de dynamisme. On ressent ici le poids des ans de la formule d’origine.
Le Verdict
Ce retour de Star Fox laisse un arrière-goût d’inachevé. La campagne solo est une franche réussite visuelle et narrative, indispensable pour ceux qui, comme moi, ont manqué l’épisode original. Malheureusement, la fête est bien trop courte et l’absence de planètes ou de missions inédites se fait ressentir. Compte tenu d’un multijoueur daté et d’un mode coop anecdotique, je vous conseille d’attendre une promotion ou une baisse de prix pour vous offrir ce sympathique jeux vidéo de nostalgie spatiale.






