Test Forza Horizon 6
Bienvenue au Japon!
Forza Horizon 6 au Japon : La baffe graphique au prix du silence ?
Après avoir écumé les routes américaines, européennes, australiennes et mexicaines, la caravane du festival Horizon pose enfin ses jantes sur le tarmac le plus convoité de l’histoire du jeu de course : celui du Japon. Attendu au tournant par une communauté de fans qui le réclamait à cors et à cris, ce sixième opus est disponible depuis le 19 mai 2026 sur PC et l’écosystème Xbox Series X XBox Series S (en attendant une probable sortie ultérieure sur PS5).
Lancé dès le premier jour sur le Xbox Game Pass, j’ai pu décortiquer le titre sur plusieurs supports : de ma petite Asus ROG Ally Z1 Extreme jusqu’à mon PC de bureau équipé d’une rutilante Nvidia RTX 5070, en passant par les Xbox Series X et S. Alors, verdict ?
Une vitrine technique impitoyable
Ne tournons pas autour du pot : visuellement, le titre est une démonstration de force. C’est simple, Playground Games livre ici le plus beau monde ouvert automobile du marché. Cette réinterprétation du Japon est un condensé de cartes postales qui donne instantanément des envies de voyage. L’exploration de cette carte gigantesque est un pur régal de cohérence, jonglant avec brio entre la verticalité, néon de Tokyo, des campagnes traditionnelles, des cols de montagne enneigés et des tracés côtiers. Le dépaysement est total, et le plaisir des yeux immédiat.
Selon la machine de jeu, l’expérience reste d’une solidité remarquable :
Sur Xbox Series X : Le compromis idéal réside dans le mode Performance. Le titre tourne en 60 FPS constants, upscalé en 4K par IA. C’est d’une fluidité exemplaire sans sacrifier la superbe direction artistique.
Sur Xbox Series S : La petite console s’en sort avec les honneurs en bloquant un 1080p / 60 FPS ultra-stable en mode perf.
Sur PC (RTX 5070) : On entre dans la catégorie “vitrine technologique”. Toutes options au maximum, Ray Tracing activé et DLSS en soutien, le compteur affiche 144 images par seconde. Une claque monumentale.
Sur Asus ROG Ally (Z1Extreme) : Preuve d’une optimisation aux petits oignons, la machine portable fait tourner le jeu entre 50 et 60 FPS en 720p (upscalé 1080p via l’IA) en qualité intermédiaire grâce à l’AMD FSR 3 en mode équilibré.
Pad Xbox en main Forza Horizon 6 est toujours aussi bien calibré. Le gameplay s’adapte en fonction du joueur. En effet les nombreux réglages permettent d’optimiser et de personnaliser son style de jeu. Je joue également parfois avec mon volant à retour de forces Thrustmaster et le conduite est franchement bonne et ludique!
En terrain (trop) connu
Si la forme frôle la perfection, le fond, lui, choisit la sécurité. Passé l’émerveillement de la découverte, force est de constater que la formule n’évolue que par micro-touches. On démarre anonymement en bas de l’échelle avec pour objectif de se qualifier pour les grandes étapes du festival. Le cahier des charges est respecté à la lettre : épreuves sur route, street races, off-road, cross-country et les fameux rassemblements spectaculaires (dont une course mémorable contre un Gundam géant !).
On retrouve la boucle de progression habituelle : gains de niveaux, loteries pour débloquer des bolides ou des cosmétiques, et achat de propriétés. La seule véritable nouveauté réside dans l’introduction de la construction et de la personnalisation de son propre garage.
Pour le reste, les habitués avanceront en terrain conquis : radars, zones de drift, sauts de l’ange et trésors de grange répondent présents. Le mode histoire se charge quant à lui de la touche culturelle, distillant de nombreuses anecdotes sur l’histoire, les monuments et la culture automobile du Pays du Soleil Levant. Rien de révolutionnaire, mais l’efficacité ludique est indéniable, en particulier en multijoueur (Coop, PvP, mode The Eliminator, Cache-cache ou Horizon Rush). C’est du classique, mais de la très haute voltige.
Le coup de gueule : Une immersion gâchée par l’absence de VF
Malheureusement, le tableau est sérieusement noirci par une décision éditoriale difficilement compréhensible : l’absence totale de doublages français. Pour un titre de cette envergure, le choix de Microsoft est une véritable purge. Même avec de bonnes notions d’anglais, l’omniprésence des voix anglo-saxonnes brise l’immersion et handicape le gameplay. Comment intégrer les dialogues et les anecdotes du mode histoire quand on négocie un virage à 250 km/h en devant lire des sous-titres en bas de l’écran ? Le boycott des doubleurs français par Microsoft – qui fait écho aux craintes légitimes des professionnels face à l’IA – pénalise directement la communauté. Et cela laisse planer un terrible doute sur le traitement du futur Fable...
Sur une note plus secondaire, on observera une refonte de l’IA des adversaires. Plus agressive (quitte à tricher ouvertement ou à vous envoyer dans le décor dans des situations parfois lunaires), elle se montre aussi nettement plus coriace que par le passé. Playground Games a toutefois précisé que des ajustements seraient faits via des patchs correctifs.
Le Verdict
Forza Horizon ne réinvente pas sa roue, mais cette escapade nippone s’impose comme un indispensable de l’année. Porté par une carte magistrale aux biomes ultra-variés, un plaisir de conduite immédiat et une tonne de contenus à parcourir entre potes, le jeu frôlait le sans-faute.
Malheureusement, le conflit opposant Microsoft France aux comédiens de doublage prive le public francophone d’une VF essentielle au confort de jeu. Une ombre majeure au tableau qui coûte la note maximale à ce qui aurait dû être un chef-d’œuvre absolu.
Si vous voulez jouer avec moi en ligne mon pseudo c’est Sega4ever64 ^^
Note 4/5







