[ Test ] Rayman: 30th Anniversary Edition
Rayman a 30 ans : Mon verdict sur l’édition “Anniversaire” (PC)
On n’a pas tous les jours 30 ans ! Pour souffler les bougies de l’icône d’Ubisoft, je me suis replongé dans ce monument de la plateforme avec la Rayman: 30th Anniversary Edition.
Depuis son explosion sur PlayStation 1, le héros sans membres a fait du chemin : de la 3D révolutionnaire de Rayman 2 (mon chouchou sur Dreamcast) aux pépites 2D récentes comme Origins et Legends. Mais revenir aux sources n’est pas de tout repos...
Un saut dans le temps (et un peu de nostalgie)
En 1995, j’avais 10 ans. Entre ma Mega Drive d’occasion et mon PC de l’époque qui ramait, je n’avais pu qu’effleurer le premier Rayman sur les bornes de démonstration. Autant vous dire que l’excitation était totale au moment de lancer ce test !
Infos pratiques : Un grand merci à l’équipe RP d’Ubisoft pour le code de review. Le jeu est disponible sur PS5, Xbox Series, Switch et PC pour 19,99€. Pour ce test, j’ai alterné entre mon PC de salon et mon Asus Rog Ally Z1 Extreme.
Une direction artistique qui ne vieillit pas
Si vous craigniez que le premier opus ait mal vieilli, rassurez-vous : la 2D est éternelle. Visuellement, cette édition 30 ans est toujours aussi chatoyante et fluide.
Ubisoft a intégré des options visuelles modernes (filtres cathodiques, étirement d’image) qui rappellent ce qu’on trouve sur les consoles “Mini” ou des systèmes comme Batocera. Que ce soit sur grand écran ou en mode portable dans mon lit, l’expérience est impeccable. Manette Xbox en main, le gameplay répond au doigt et à l’œil.
L’accessibilité : Le salut des joueurs (moins) patients
Soyons honnêtes : le Rayman original était d’une difficulté sadique. Même en ayant été élevé au Sonic et au Prince of Persia, je me suis pris quelques claques mémorables.
Heureusement, cette version apporte des outils modernes :
Le Rewind : Un retour rapide pour effacer une erreur fatale.
Vies infinies : Pour progresser sans la peur du “Game Over”.
Inclusivité : La possibilité de débloquer tous les niveaux pour ceux qui veulent juste découvrir l’univers.
Les puristes peuvent bien sûr désactiver ces aides pour retrouver le challenge “hardcore” des années 90, mais quel plaisir de finir le jeu plus sereinement !
Un contenu gargantuesque et historique
Le menu est un véritable buffet à volonté pour les fans de rétrogaming. On y retrouve :
La version PS1 (la référence).
La version Atari Jaguar (pour les collectionneurs).
Le prototype Super Nintendo (une pépite historique incroyable !).
La version PC MS-DOS avec plus de 120 niveaux bonus créés par la communauté et Ubisoft.
Les versions portables (GBC et GBA), même si la version GBA pique un peu les yeux aujourd’hui.
Le petit plus : Ne passez pas à côté du Musée Rayman. C’est une mine d’or d’anecdotes et de reportages sur la création du personnage.
Quelques fausses notes au tableau
Tout n’est pas parfait dans cette célébration. Voici les points qui fâchent :
Le barrage de la langue : Le jeu est intégralement en anglais (Roms US obligent pour la fluidité). C’est regrettable pour un héros né en France.
L’absence des musiques originales : Pour des raisons de droits, la bande-son a été retravaillée façon Rayman Origins. C’est sympa, mais les nostalgiques des thèmes de 1995 seront déçus.
Bugs techniques : Attention, certains retours font état de problèmes de sauvegarde sur les versions Jaguar et MS-DOS.




Verdict : Faut-il craquer ?
Malgré l’absence du français et des musiques d’époque, cette Rayman: 30th Anniversary Edition reste la meilleure porte d’entrée pour découvrir ce classique. C’est une compilation généreuse, rendue enfin accessible à tous grâce aux nouvelles options de confort.
Je prends un plaisir fou sur la version PlayStation et cela me donne envie d’une seule chose : voir Rayman revenir dans une vraie nouvelle aventure en 3D ! On croise les doigts ?
Voici ma note 3,5/5



